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L'Artisanat marocain ou l'art de la décoration marocaine


 

La dinanderie ou le travail du métal :

 
Dans les médinas de Marrakech et de Fès, on trouve le travail du métal ; les commerçants proposent ici et là des plateaux pour le thé, des seaux pour le hammam, des théières etc… travaillé à partir du cuivre jaune (le laiton) , du cuivre rouge, du bronze, du ruolz (métal argenté) ou du maillechort (mélange de cuivre (60%), de zinc (20%) et de nickel (20%).
 
La dinanderie marocaine est une spécialité de Marrakech et de Fès.
 
Gravé, ciselé, ajouré ou moulé, le métal offre à l’imagination du maâlem un large panel d’expressions. De ses doigts agiles, naissent des théières, porte bougies, photophores ou lampes, heurtoirs de porte, chaudron une multitude d’objets utiles ou pour la décoration.
 
  
   
 
 

L'Ebénisterie : 

 
L’Ebénisterie est parmi les plus remarquables expressions artisanales marocaines.
 
A partir du 13ème siècle de la dynastie des Mérinides, les mosquées et les médersas (écoles coraniques) sont superbement décorées de pans de bois sculptés et peints au mur et au plafond.
 
Fès et Meknès sont spécialisées dans la peinture sur bois appelé Zouak ainsi que le Moucharabieh (assemblage de pans finement sculptés ou en bois tourné permettant de créer une lumière tamisée dans un intérieur et préserver l'intimité des habitants.
 
Dans la région d’Essaouira, les artisans travaillent merveilleusement la marqueterie sur la loupe de Thuya, une espèce de résineux pour la fabrication de petits mobiliers, coffrets et autres articles décoratifs… Le bois est finement sculpté, incrusté de motifs en nacre, ivoire ou fil d’argent. Le résultat donnent de superbes motits tels que rosaces, filigrane de feuillages, motifs géométriques complexes.
 
Pour le mobilier tel que tabourets, tables, chaises ou paravents, les artisans utiliseront plutôt le pin, le noyer, l’hêtre, le cèdre, l’olivier ou l’acajou. Les motifs sont d’inspiration berbère ou arabe puisés sur les anciens meubles ou portes.
 
 
 
     
 
 

La Céramique :

 
Fès est la région la plus réputée pour sa tradition de poterie. Le bleu cobalt étant la couleur prédominante des motifs de la céramique de Fès. Cette teinte est apparue au 19ème siècle par l’importation de la poudre de smalt provenant d’Angleterre. Sur des poteries plus anciennes on observe des motifs d’un bleu plus subtil, pâle et métallisé.
 
Les couleurs jaunes (mélange de silice et de calcine)ou verts (oxyde de cuivre pilé puis moulé à l'eau) sont aussi utilisées. Les artistes rivalisent d’imagination pour produire des motifs de feuillage, de fruits, de fleurs ou de rosaces.
 
Cette tradition de poterie aurait été apportée par des immigrés de Cordoue au 9ème siècle.
 
 
                         

                            

 
 
 

L'art du bijoux :

 
La femme berbère du Sud aime arborer de beaux bijoux composés de pièces géométriques d’argent gravé et rehaussés de perles ou de pierre. Les motifs sont d’influence espagnole ou africaine.
 
Les bijoutiers d’Essaouira travaillent les fils de métal torsadés, le Filigrane pour fabriquer de jolis pendentifs, barcelets, boucles d’oreille… ou la fameuse fibule, pièce triangulaire qui permet d’attacher deux pans de cape
 
La Nielle (inscrustation d’émail noir) est travaillé sur le versant sud de l’anti-Atlas.
 
Le Cloisonné, motifs en émail ou en pâte de verre de couleur, serti de métal argenté vient d’Andalousie et est perpétué dans le Souss.
 
Les bijoux citadins se portent pour les grandes occasions de fête. Fabriqués à partir d’or, les motifs sont finement ajourés et rehaussés de pierre précieuse en cabochon. L’or est travaillé à Essaouira, Fès et Tanger.
 
 
           
 
 

La tapisserie ou Kilim :

L’art du tapis remonterait au néolithique en Asie mineure.

 
A l’origine, les berbères tissaient les tapis pour leur usage familial afin de se protéger du froid. A notre époque, face à la demande touristique, il a été est devenu un objet commercial.
 
Le tapis d’usage personnel est fabriqué en laine ou en coton ; les différentes étapes de travail pour parvenir au tapis final est manuel : la tonte, le lavage, le cardage, le filage, la teinture et le tissage.
 
On distingue deux types de tapis : le premier est d’inspiration arabe est fabriqué dans les villes comme Rabat ou de Mediouna, le deuxième est berbère, d’inspiration locale au gré de l’imagination de la tisseuse pour le tapis d’usage familial.
 
Ce produit est un des produits phares de l’artisanat marocain, fabriqué à la demande des marchands les motifs sont alors imposés et les fils de laine sont de production industrielle.
 
La culture Berbère des régions montagneuse et de la plaine atlantique, de par sa préservation des civilisations de l’Antiquité a su garder intact ses motifs artistiques inspirés de symboles. Le serpent et le trait sont des symboles masculins alors que le losange et le chevron représente le féminin. Le tapis berbère est l’expression authentique du ressenti de la femme, des étapes de sa vie ; il est fabriqué dans le respect de la tradition depuis des millénaires.
 
Selon les régions de l’Atlas, on utilisera les tons vert et bleu, rouge ou blanc, jaune, orange, ou rouge sur fond noir.
 
 
   
 
 

Le Zellige ou l’art de la mosaïque marocaine :

 
Le Zellige est une tradition artistique millénaire qu’on peut admirer sur des monuments historiques (mosquées, école coranique ou medersa, palais etc…).
 

Par une savante composition de formes géométriques aux tonalités riches et harmonieuses, les maâlems ou maîtres réalisent la décoration des murs, des colonnes, du sol.

 
Le zellige est fabriqué à partir d’argile de Fès, séchée au soleil, étalée puis découpée en carreaux. Après un bain d’émail et deux cuissons au four de brique, pour la fixation des couleurs.
 
La découpe du carreau se fait manuellement à l’aide d’un marteau tranchant.
 
La religion musulmane interdisant la représentation de figures humaines, l’art du zellige est devenu un mode d’expression spirituelle sur les monuments religieux permettant l’élévation de l’âme.